Entreprendre en Afrique – Partie I – Chapitre 1

Ce sondage exprime 129 résultats valides apportés par des gérants propriétaires (70%) ou simples gérants d’entreprises, eux tous exclusivement africaines, venus principalement rechercher des partenaires techniques lors de leur participation à Africallia. Le sondage apporte un peu de lumière sur les convictions et les pratiques entrepreneuriales en Afrique. Il fait partie de la recherche préliminaire effectuée par Nicolas Carbonell dans le cadre de la rédaction de sa thèse de Doctorat en Organisation d’Entreprises à l’Université Polytechnique de Catalogne, avec le sujet : « Entreprendre en Afrique, le cas du Burkina Faso ».

L’échantillon est représentatif des participants au forum Africallia (février 2016 à Ouagadougou), avec parmi les interviewés, 95% d’entreprises enregistrées formellement, 68% de personnes ayant suivi des études universitaires, 82% d’hommes et femmes d’affaires de nationalité burkinabè et 18% provenant d’autres pays africains, 83% d’hommes et 17% de femmes, avec des âges très majoritairement compris entre 28 et 52 ans (pour 86% des réponses). Les affirmations validées sont le résultat d’interviews en profondeur avec des gérants d’entreprises africaines.

Cette première partie concerne l’analyse descriptive. Dans une deuxième partie nous regarderons les analyses croisées (réponses en fonction du secteur, du chiffre d’affaires, de l’âge, du sexe, de la nationalité ou du niveau d’études des répondants).

A – CARACTÉRISTIQUES DES ENTREPRISES AFRICAINES

1 – FORME JURIDIQUE


Nous observons une prédominance des Sociétés à Responsabilité Limitée non pas parmi les gérants d’entreprises au Burkina Faso (qui sont majoritairement dans le secteur informel) mais plutôt parmi ceux qui cherchent à se développer et à stimuler la croissance de leur pays. En additionnant SARL, SARLU (SARL unipersonnelle) et SA nous arrivons à plus de 71% de configurations en formats juridiques « modernes ».

2 – DURÉE DE VIE DES ENTREPRISES


On observe que les entreprises africaines sont très jeunes dans leur ensemble (85% a moins de 15 ans). Et la lecture que l’on peut faire des réponses à cette question peut nous amener aux suivantes réflexions :

  • Il y aurait un engouement récent pour la création d’entreprises ??
  • Il y a une mortalité très forte des entreprises en Afrique (seulement 15% résistent plus de 15 ans), ce qui serait très grave.
  • Les entreprises consolidées jugent qu’elles n’ont pas besoin d’assister à des salons internationaux comme Africallia (ce qui serait un comportement erroné également grave).

3 – CHIFFRE D’AFFAIRES


Hormis près de 11% de gérants d’entreprises qui n’ont pas voulu donner leur chiffre d’affaires, on peut dire que les ¾ des entreprises participant à Africallia ont un chiffre d’affaires d’au moins 10 millions de FCFA et que de celles-ci, la moitié, ont un chiffre d’affaires supérieur à 100 millions de FCFA. Nous observons une bonne distribution dans chacune des catégories de chiffre d’affaires, ce qui nous fait être optimistes par rapport à la représentativité de l’échantillon des répondants par rapport à la masse des entreprises africaines.

Très prochainement : B – LA RENTABILITÉ ET LE BESOIN D’INVESTIR DES PME D’AFRIQUE

Par | 2016-11-20T13:35:28+00:00 27 juin 2016|Africallia|Pas encore de commentaire

A propos de l'auteur :

Nicolas Carbonell
Spécialiste en Organisation d’Entreprises (Doctorant à l’Université Polytechnique de Catalogne) avec l’expérience d’avoir créé et dirigé 8 PME, en Afrique et en Europe, et obtenu des financements pour des clients de secteurs très divers au Burkina Faso.

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